mercredi 1 octobre 2014

AGIR ? PLAIDOYER CONTRE LA FATALITÉ



J'aime les oiseaux.
Qui ne les aime pas?
Parfois, je me dis qu'un monde sans oiseaux, serait un monde sans musique, sans envolée, sans légèreté. 
Un monde qui aurait perdu sa grâce d'une certaine façon...

L'autre jour, en promenant mon fils, j'observais avec curiosité les chamailleries d'oiseaux au dessus de ma tête. 
Les chamailleries de perruches.
Non, je n'habite pas dans les îles, juste dans le sud de Paris.
La première fois que je les ai découverts, ces perruches au plumage verdoyant et aux cris stridents, j'ai été émerveillée. 
Puis, je me suis inquiétée "Qui avait bien pu abandonner ces perruches dans la nature? Comment allaient elles survivre au froid?"
Mais bientôt, j'ai compris qu'elles étaient très nombreuses, trop nombreuses pour provenir de particuliers mal intentionnés.
En cherchant sur internet ( merci google :), j'ai appris que ces perruches provenaient d'un container d'Orly. Une cinquantaine s'en serait échappée dans les années 70 et aurait proliféré.

Bel exemple d'intégration. Pour une espèce qui paraissait menacée d'extinction!!

D'admirer ces oiseaux m'a ramenée à un poème de Jacques Prévert. Un poème sur les conséquences de nos actes et sur la fatalité.  

"Le gardien du phare aimait trop les oiseaux"

Des oiseaux par milliers volent vers les feux
Par milliers ils tombent par milliers ils se cognent
Par milliers aveuglés par milliers assommés
Par milliers ils meurent.
Le gardien ne peut supporter des choses pareilles
Les oiseaux il les aime trop
Alors il dit tant pis je m’en fous
Et il éteint tout

Au loin un cargo fait naufrage
Un cargo venant des îles
Un cargo chargé d’oiseaux
Des milliers d’oiseaux des îles
Des milliers d’oiseaux noyés.


Parfois, les meilleures intentions ne suffisent pas... 
Et nous croyons bien agir, alors que ça ne sert à rien.
Alors à quoi bon?!
N'est ce pas ce que l'on peut se dire à la lecture de ce magnifique poème, habillé de fatalisme et de mélancolie?

Est ce la réalité?
C'est un poème.

La réalité,  ce sont ces oiseaux exotiques que j'ai sous les yeux. Qui ont survécu. Qui se sont adaptés. Et qui maintenant font partie intégrante du paysage.
Alors, n'ayons pas peur du changement.
N'ayons pas peur d'agir.
Chacun à notre niveau.
La vie n'est pas un poème. 
Et un poème, n'est qu'un regard individuel sur la vie.
La vie nous offre de multiples possibilités.
La vie est un flux d'une souplesse incroyable.
Les limites à nos actes sont nos limites
Et nos limites n'existent qu'en nous-même.

"Pour que le mal triomphe, il suffit que les personnes au grand coeur restent sans rien faire"
Martin Luther King.
" Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire"
Albert Einstein


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