jeudi 5 février 2015

LA VACUITE DE L'IMMENSE


Est ce notre destin d'être vivant?
La vacuité de l'immense...
Fugace plongée de la vue
La pensée s’accommode mal des improvisations du regard...
Toujours s'impose l'évidence du chemin, sans jamais savoir où il chemine.
La quête de l'invisible destination se noie dans la sensation que toutes les destinations sont possibles.
Suis je seulement capable de voir?
Suis-je capable d'épouser la présence nue de ce qui est?
L'absence n'est pas le rien, elle est effacement...
Par le seul fait d'être là, je suis confrontée à mon insoluble énigme.
Comme si la pensée était au tourment d'elle-même...
Je crois que ma pensée s'égare par ce chemin qui mène en tous lieux.
Oui, je m'égare dans ces promesses qui paraissent d'autant plus fortes qu'elles ne sont pas certitudes...
Accepter ce qui n'est de la vie, que la vie.
Renoncer aux mystères désirés, à cette distance rassurante.
Choisir de ne pas choisir...
Au delà de l'horizon de mes phrases, chaque mot est un imprévisible voyage
Tout peut advenir de ce qui n'est pas écrit
Dans cette immensité veinée de possibilités
Au grès de rencontres éphémères
L'âme s'avance là, où s'abolissent les repères ...
Seule.

Illustration: Edward Hopper, étude pour "Solitude", 1944

2 commentaires:

Joli texte... Bonne journée !

Hopper m'inspire beaucoup.
Il fait ressortir ma part de mélancolie avec tellement de justesse et de force.

Merci pour ton compliment :)
Bon Weekend Jardin Anglais!

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