dimanche 15 février 2015

LELENA



Bon Anniversaire ma belle !!
Voici mon petit cadeau...

Quelques mots que j'ai pu écrire de notre amitié, tout au long de ces années


Te souviens-tu de notre première ballade dans Paris? Le jour s'éveillait à peine et j'étais venue frapper à ta porte, te proposer de découvrir Paris dans ses brumes matinales. Nous vivions dans ce foyer de jeunes étudiantes, deux âmes solitaires que le destin venait de réunir la veille. 
Si jeunes.... Pas encore dix huit ans.

Voici, ce que j'ai écrit de cet instant. Je ne voulais pas oublier....


Octobre 1998

PARIS
Ce matin là, nous nous promenâmes dans un Paris embrumé, humide et rose. Serrée l’une contre l’autre, notre marche se chargeait des promesses de l’aube. Nous parlâmes tant que peu importait où nos pas nous avaient menés. Au coeur du jardin des tuileries, nous avancions sans but, pour le seul plaisir de marcher ensemble. A travers la brume matinale, nous devinions les profils figés de statues antiques. Le froid colorait nos joues. Un instant suspendu, à jamais gravé dans nos mémoires, hors du temps.
Les mots échangés résonnent toujours dans ma mémoire. Amours de jeunesse, promesses d’une vie heureuse, espoir dans l’accomplissement de nos vœux et bien sûr, cette pure fascination pour la vie. La croquer à pleine dent, la dorloter, la contempler et la porter au-delà.
Tout autour de nous, Paris s’éveillait. Trépidations, lueurs plus nettes, ombres de passants pressés, klaxons et bruits de moteurs au loin… Tout autours de nous cette vie qui reprenait ses droits, et qui s’ignore. Et nous, deux passionnées de la vie, fascinées par sa beauté. Nous, jeunes et insouciantes, happée par l’intensité et l’authenticité de cet instant continuions cette marche dans Paris, dans notre amitié naissante.
C’est à cette matinée que nous devons je pense le caractère sublimé et intense de notre relation. Partager une telle communion de pensée, d’émotion crée des liens uniques et sincères. A travers notre échange, nous apprîmes de l’autre, et surtout, nous fûmes assurées de notre complicité.
Si seulement, notre amitié pouvait durer !


Et voici, encore un court texte, que j'ai écrit quelques temps après ton mariage
A cette époque, j'ai cru que notre amitié ne survivrait pas à la distance, à nos maris, à nos futurs enfants...
A cette époque, j'ai été infiniment heureuse pour toi et aussi infiniment triste, car il me semblait te perdre...


28 Juillet 2007
DAKAR
Je la regarde s’éloigner. Lentement. Attentive à ne pas abîmer sa robe. Magnifique. Couverte de poudres d’étoiles. Auréolée de tulles blanches en éventail. Aérienne. Déjà plus là. Bientôt absente. Je la regarde avancer dans un doux frémissement de soie dans ce couloir d’hôtel, rejoindre cet homme qui l’attend en bas dans la salle de leur mariage, apparaître à tous ces gens et disparaître de mon quotidien. Définitivement?
Vous parler d’elle, c’est vous parler de moi, d’une tranche de ma jeunesse baignée de lumière, de solitude et d’insouciance. Vous parler d’elle, c’est vous parler d’un regard qui flamboie, d’une rencontre hors du temps, d’une amitié superbe qui s’étire, se déploie et quelquefois se froisse… Lentement, ses pas qui s’éloignent…
Mon ventre me brûle tout au long de la fête. Elle danse, rit, rayonne et tout en la contemplant assise sur ma chaise, mon ventre est une boule qui m’étouffe et me blesse. Pourquoi ?
Vais-je la perdre? ...


Aujourd'hui, il me semble que notre amitié s'est embellie, et qu'elle nous apporte force et courage. La vie n'a pas été toujours tendre, n'est ce pas? .... Mais toutes deux, nous brûlons d'un même bois. Nous sommes des personnes entières et passionnées. Ce que nous entreprenons, nous le faisons avec passion. Nous ne craignons, ni les sacrifices, ni les risques pris. 
Quand tu doutes, quand tu sens le manteau glacé de la tristesse te revêtir,  souviens-toi, de celles que nous avons été, de celles que nous sommes devenues et sois fière! 
Tu as du talent.
Continue.
Croque la vie! Encore et encore!
Et sache que je reste et resterai ton amie. 
Pour la vie.

Illustration: Francine Van Hove, Autre souvenir....

4 commentaires:

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Coucou Stéphanie,
Et bien moi, c'est tout le contraire :)
J'adore manger. Je mange avec plaisir et gourmandise. J'aime ce que le sens gustatif m'apporte et me procure de connaissance du monde. Bien sur, je suis consciente que manger est, en un sens, une manière de détruire. Mais, finalement, puisque ma seule certitude en ce monde, ce n'est ni mon quota de souffrance, ni mon quota de bonheur, mais bien ma mort, et donc ma propre destruction, je l'accepte comme condition de vie. Je choisis de jeûner par choix, parce qu'il y a un certain ralentissement que je dois explorer à ce niveau. J'ai déjà expérimenté le jeûne forcé, par nécessité, et je n'y ai connu aucun plaisir. Je suis d'accord que le jeûne s'inscrit dans une démarche individuelle, dont les motivations ne regardent que la personne qui la pratique, mais je trouve l'idée d'un partage et d'une communion spirituelle avec d'autres intéressante et aussi enthousiasmante.
Le sens d'une action est multiple et ne doit pas se confondre avec l'intention.
Mon corps ne va pas aimer ce que mon esprit va lui imposer
Il est important pour moi de rester bienveillante envers mon corps.
Parce que je l'aime, ce corps qui me permet de vivre.
C'est au fond un acte de renoncement qui peut devenir un acte d'autodestruction.
La limite est fragile. D'où la nécessité de le préparer psychiquement, afin d'être au clair quant à ses intentions.
Bon courage et bon jeûne, Stéphanie.

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